Mia en transit

Pourquoi. That is the question.

30 mai, 2007 · 6 commentaires

Je ne sais pas si ce sont les coups de barre dans toutes les directions que donne la météo ces jours-ci. Ou si le raz-de-marée des idées neuves, phénomène naturel au printemps, s’est soudain ravisé pour revenir déguisé en ras-le-bol (s’cusez l’esprit de bottine), mais il y a péril en la blogosphère !

Ces jours-ci je vogue d’un blogue favori à l’autre et quasi toutes –ben oui, presque toutes des filles– ont des doutes. Certaines ont même carrément décidé de larguer leurs claviers et de déposer la lourde chape qu’est devenu le sentiment de responsabilité envers leurs lecteurs-lectrices.

Bloguer n’est pas qu’exaltant, intéressant, surprenant, calmant, réjouissant et parfois même, thérapeutique pour sa blogueuse. Bloguer est exigeant.

Ça demande une certaine loyauté à une forme, une façon d’être, une régularité.  Tu ne peux quitter la scène sans qu’on s’inquiète. Et tu t’inquiètes aussi quand un/une favori/te ne répond plus depuis un moment. Et d’être assidûe, loyale envers une sorte d’idéal commun, de ton, de langage, tout mouvants qu’il soient, a quelque chose de contraignant à la longue, faut bien l’admettre. 

Encore plus quand on ne peut mettre de visage à ceux qui peuplent les coulisses, dans la section commentaires. L’écrit pour autant qu’il permet de repérer et d’ancrer les atomes crochus, présente éventuellement ses limites. On finit inmanquablement par se répéter et les relations par manque de substance, s’usent. Et on finit par voir du vide par endroit.

Alors il faut fermer tous les boutons pour laisser au désir la chance de revenir.  Ça prend de l’espace, de l’oxygène, comme pour une flamme. C’est délicat, fragile, tout ça.  Mais nécessaire.

Je blogue et pourquoi le fais-je. Hmmm… Parce que de croiser tant d’inconnu(e)s m’émerveille encore ? Parce que la puissance du web pour gommer les frontières et sans cesse créér de nouvelles toiles me séduit toujours ?  Toc-toc, qui est là ? Le web est encore magique.  Écrire m’aide à me connaître et à connaître les autres.  Comme un passage, une station, un transit vers autre chose ? Peut-être. Sûrement.

Et puis quand écrire n’est pas ton métier, il y a bien sûr d’autres fers à battre… Reste que bien égoïstement, et pour un bon bout de temps, je sentirai avec regret qu’il manque quelques personnes à table.

Au revoir Caroline à Londres.  Au revoir Blue. Snif…
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Catégories : Blogging in the rain · Humains · Humeurs

6 réponses jusqu'à présent ↓

  • Caroline à Londres // 30 mai, 2007 à 16:21 | Répondre

    Ah ben là, Mia, tu m’as fait verser une petite larme. Je me rends compte que je suis partie…

    Mais ouf! c’était du boulot, bien bloguer, et je suis contente de laisser la place à d’autres. :)

  • Blue // 31 mai, 2007 à 12:29 | Répondre

    Tu décris bien les tourments des blogueurs, Mia. ;)

    Quant à moi, je pense que je reprendrai mon blogue d’ici 2 semaines, après mon déménagement. Je continuerai à parler de voyages, mais j’écrirai aussi des billets plus personnels qu’avant. À bientôt!

  • fab // 1 juin, 2007 à 14:11 | Répondre

    Tenons bon!

  • MiaWestminster // 2 juin, 2007 à 0:02 | Répondre

    @Caroline: Oui je sais. Mais tu reviendras, sous une forme ou l’autre, s’agit juste d’être patients. Caroline reviendra, lalalèreeeee… ;)

    @Blue: Bonne nouvelle ! On attend la fin des boîtes. Mille excuses pour une annonce franchement prématurée. Je me mords les joues.

    @Fab: Oh yeah! On n’a pas tapé notre dernier râle :)

  • Genevieve // 2 juin, 2007 à 18:00 | Répondre

    Rendons hommage aux blogueuses qui n’y sont plus … Contente que tu y restes, toutefois :) Et merci pour ce petit billet sur le comment et pourquoi des blogues. Parce qu’il est vrai que ce n’est pas toujours facile de tenir la barre … Pour ma part, je reviendrai en ligne a la mi-juin. D’ici la, il y a tant a visiter (pour le raconter par apres !!!) ;)

  • Salette // 2 juin, 2007 à 21:32 | Répondre

    Hummm… beau billet Mia…
    ALors toi aussi tu t’interroges, non? parce que tes questions elles étaient là, toutes prêtes, on dirait.
    Tes réponses aussi? alors voilà un temps que ça te titille!
    Tu as raison, blogguer est “exaltant, intéressant, surprenant, calmant, réjouissant et parfois même, thérapeutique” Oh que oui. J’ajoute aussi drôle parce que, et plusieurs fois avec toi, j’ai ri un bon coup (Le truc d’écovert, les baklavas dans la taverne…)
    N’empêche que c’est exigeant. Comme la vie quand on en exige qu’elle soit pleine, comme l’amour qu’on décide de le faire durer… Merci pour ce beau billet plein de coeur au ventre!

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