Mia en transit

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Grande foire au cyber-village !

24 mars, 2007 · Pas de commentaire

J’ai presque envie de me remettre à tricoter… J’ai pensé qu’il vous intéresserait de savoir que votre talent et vos chef-d’oeuvre, s’il s’avérait que vous en ayez un tant soit peu, peuvent aujourd’hui avoir pignon sur rue à très peu de frais. 

Etsy est un marché virtuel mignon comme tout, invitant, ensoleillé même, où on retrouve toutes sortes d’artistes et artisans d’un peu partout  (beaucoup sont du Québec) qui offrent leurs créations au monde, littéralement.  On se croirait à la foire du village, où quand j’étais enfant bijoux, vieilleries, tricots, broderies, courte-pointes, aquarelles et bibelots en tout genre se disputaient l’espace et les 3 dollars que ma mère m’avait donnés.

Poussin à épingles lavande $2

Quiconque le moindrement habile et inspiré peut s’ouvrir une “boutique” entièrement gratuitement, y placer quelques bonnes photos de sa production, se présenter, fixer ses prix et hop, la cloche d’entrée est prête à sonner ! Vous savez recycler en toute beauté… c’est encore mieux, vous ferez absolument fureur !
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Pure poésie

19 mars, 2007 · Pas de commentaire

A White Rose
by John Boyle O’Reilly (1844–1890)

The red rose whispers of passion,
And the white rose breathes of love;
O, the red rose is a falcon,
And the white rose is a dove.
But I send you a cream-white rosebud
With a flush on its petal tips;
For the love that is purest and sweetest
Has a kiss of desire on the lips.

Belle entrée en la matière, trouvez pas ? (Mais où s’en va-t-elle ? ‘est devenue gaga ou quoi ?) C’est vrai que vous ne me connaissez pas surtout pour mon goût pour la poésie ou pour le jardinage à l’ombre d’un chapeau de paille à bord large. M’enfin, ce doit être la campagne anglaise, la fameuse, qui me fait de l’effet ! Hier, Ragazzo et moi (Poulette n’est pas influençable ces temps-ci) sommes montés dans un mini-bus pour parcourir les Cotswolds, morceau de campagne anglaise par excellence, valonnée à souhait et tachetée de moutons beiges et bruns.

Burford, Stow-on-the-Wold, Bourton-on-the-Water, Woodstock… le mini-bus nous a mené sur les routes étroites d’arrière-pays à travers une suite de petits villages de pierre, se fondant l’un après l’autre dans un décor en camaïeu de verts à couper le souffle. Bêêêêêê.

Loin du stress et des arythmies urbaines, l’esprit gambade et se détend et on se surprend à rêver d’une maison couleur miel, comme toutes les autres en pierre du pays, au fond d’une vallée, bâton de berger et troupeau inclus. On a regardé les prix, juste au cas. Il y en avait justement une à vendre… Bon.

Mais encore, pourquoi le poème ci-dessus ? À Bourton-on-the-Water, j’ai eu l’immense plaisir de laisser mon partenaire au musée de l’automobile pour entrer moi-même chez The Cotswold Perfumery, makers of fine English Fragrances . Un pur délice loin du fouillis qu’est parfois la vie. (more…)

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A killer indeed (suite)

28 février, 2007 · 2 commentaires

Bon. Petite leçon d’humilité. On n’entre pas dans l’univers de Harold Pinter comme chez Tenessee Williams, mettons. D’abord mettons les choses au clair, l’homme a reçu le prix Nobel de littérature en 2005. Donc, à priori, un nombre certain de personnes saisissent très très très bien son oeuvre.

(..)In fact, the joy of it is just how smart and creatively produced this staging is, intricate in its detail and the minutely calibrated progression of comedy, intrigue, tension and danger that evolves across its short running time(…) It may be short and far from sweet, but this is also a brutally powerful evening.”

Well, well. Ensuite, l’inspiration de l’homme lui vient du côté de Kafka et Beckett. L’un écrit l’absurde et l’autre, aussi. The Dumb Waiter serait une variation sur le thème de l’attente de En attendant Godot de Beckett.

L’adjectif “pinteresque” existe. C’est vous dire.

De l’avis-même de Pinter, la parole n’est qu’une tentative de recouvrir la nudité du silence.

Ahem…

My Godot !!! Sonia, ma vieille, nous avons complètement manqué la “coche”!

Et si on n’était pas si “cloches” que ça ?

Ça aurait l’air qu’il ne faut pas toujours se fier aux critiques et autres fins connaisseurs auto-proclamés pour appréhender une pièce… Tout en furetant, je me retrempe dans la notion d’absurde au théâtre -j’ai déjà été capable de prendre Oh! Les beaux Jours! de pur Beckett au CEGEP. Un instant là!- et je comprends qu’en fait l’intention de l’auteur est souvent de laisser le spectateur sur une finale en suspens, confondu justement, pour l’amener à bien mesurer l’ampleur de l’absurdité du propos (la peur, l’horreur,…).

Bon. Le gars est revenu par une porte alors qu’il devait logiquement revenir par l’autre. (Quand il n’y a pas grand décor sur une scène, ça devient important. LÀ.) Mais Pinter nous demande de nous en aller chacun chez-nous, de ressasser la gamme des hypothèses possibles pour finalement saisir que d’une façon ou d’une autre…

Le copain de ma slave Sonia, grand Écossais débonnaire, s’était risqué à suggérer que nous n’avions peut-être pas saisi toutes les nuances, avec les accents East London, blabla. “Pinter, tout de même…”. Et bien “Bullocks!” mon Allan !

Y’AVAIT RIEN À COMPRENDRE À LA SCÈNE FINALE !!! C’est absurde et c’est tout. YEAH!!!

Dobru noc pani Smatláková ! (Bonne nuit madame Smatláková)



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