Mia en transit

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Pourquoi toute bonne chose doit-elle avoir une fin?

17 février, 2008 · 7 commentaires

Sonia RykielDécembre 2007

Ça achève. Ce-qui-est-ne-sera-bientôt-plus. J’ai un serrement au plexus qui commence et qui, je le sais, ne me lâchera plus. Jusqu’à la prochaine maison. Quitter m’a toujours tuée.

L’espace de 16 mois, 5 saisons, j’ai appartenu à la brume, au crachin nordique, au Hyde Park et au tube. À Londres.

J’étais de mon square, de la masse d’abonnés au trajet 74, de mon boucher bio qui coupait les plus belles chops au monde, de ma cocotta des Pouilles qui me vendait en italiano, pour me faire pratiquer, ses paste, biscotti, formaggi et ses petits pots “tutti fatti a mano, per le donne del paese bellissimo de Bari’, le tout sur ma rue et hors de prix! 

J’étais régulière chez Waitrose sur Marylebone High. Et du légume bio joufflu, varié et qui goûte quelque chose, à l’épicerie du coin, il y en avait. Pas vraiment plus cher que les autres légumes même que des fois, y’avait juste du ‘organic’ à vendre.

Je n’arrêterai plus 20 minutes en passant au V&A pour voir des robes haute-couture. Ni n’écouterai du haut de mon troisième étage les oiseaux du quartier qui chantaient si bien que j’aurais voulu les étriper (ref un blogue précédent) … Ni n’aurai plus rien à bloguer “about”.

Fini aussi Monkey and Me, mon thai de quartier quand j’avais pas le goût de faire à manger. Et la course au théâtre avec mon ticket last-minute.com…

Plus jamais pareil.

Janvier 2008

Ben oui. Suis partie. Ai quitté l’île d’Albion. Mon paradis de pluie, de lecture, de oh, de ah, et de liberté.

Je n’ai jamais pu reprendre le clavier avant aujourd’hui, 17 février 2008, parce que j’étais trop désemparée pour raconter.

Je vous avais laissés en juillet dernier (voir plus bas) alors que je venais de m’engager à l’emploi d’un grand magasin. Comme dans l’armée. Vraiment. Tous les matins une nuée de petits soldats en costume noir qui se ruait vers les guérites de sécurité, “dressed for success” et prêts à donner le meilleur d’eux-mêmes. Et ainsi de suite comme une roue sans fin. J’ai aimé ça comme jamais je ne m’y étais attendue.

(more…)

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De retour dans quelques instants…

27 juin, 2007 · 6 commentaires

N’ajustez pas votre appareil. J’ai divagué, tergiversé, fait et re-fait le tour de la question. C’est bien beau la réalité mais… le virtuel, ça compte aussi, non ? Je me prépare donc soigneusement et je replonge. Bientôt. Dans quelques jours. Oui. Promis.

Plus le choix, Geneviève m’a «taguée». Je reçois la balle et m’élance de ce pas vers la recension de mes grandes et autres, moins durables peut-être, mais néanmoins marquantes, amours littéraires. Les kicks y seront et les one-night stands aussi.

Voici les grands titres du prochain épisode:

4 livres qui ont marqué mon enfance
4 écrivains que je relirais, encore et encore
4 écrivains que je ne relirai plus
4 livres à lire, en attente dans ma bibliothèque
4 livres que je suis en train de lire
4 livres que j’apporterais sur une île déserte

De retour dans quelques instants, donc. Le temps de revenir au U.K* et de m’asseoir devant ma bibliothèque pour refaire le parcours.

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* Je suis à l’étranger présentement, au Kanada, jusqu’au 30 juin…

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Pourquoi. That is the question.

30 mai, 2007 · 6 commentaires

Je ne sais pas si ce sont les coups de barre dans toutes les directions que donne la météo ces jours-ci. Ou si le raz-de-marée des idées neuves, phénomène naturel au printemps, s’est soudain ravisé pour revenir déguisé en ras-le-bol (s’cusez l’esprit de bottine), mais il y a péril en la blogosphère !

Ces jours-ci je vogue d’un blogue favori à l’autre et quasi toutes –ben oui, presque toutes des filles– ont des doutes. Certaines ont même carrément décidé de larguer leurs claviers et de déposer la lourde chape qu’est devenu le sentiment de responsabilité envers leurs lecteurs-lectrices.

Bloguer n’est pas qu’exaltant, intéressant, surprenant, calmant, réjouissant et parfois même, thérapeutique pour sa blogueuse. Bloguer est exigeant.

Ça demande une certaine loyauté à une forme, une façon d’être, une régularité.  Tu ne peux quitter la scène sans qu’on s’inquiète. Et tu t’inquiètes aussi quand un/une favori/te ne répond plus depuis un moment. Et d’être assidûe, loyale envers une sorte d’idéal commun, de ton, de langage, tout mouvants qu’il soient, a quelque chose de contraignant à la longue, faut bien l’admettre. 

Encore plus quand on ne peut mettre de visage à ceux qui peuplent les coulisses, dans la section commentaires. L’écrit pour autant qu’il permet de repérer et d’ancrer les atomes crochus, présente éventuellement ses limites. On finit inmanquablement par se répéter et les relations par manque de substance, s’usent. Et on finit par voir du vide par endroit.

Alors il faut fermer tous les boutons pour laisser au désir la chance de revenir.  Ça prend de l’espace, de l’oxygène, comme pour une flamme. C’est délicat, fragile, tout ça.  Mais nécessaire.

Je blogue et pourquoi le fais-je. Hmmm… Parce que de croiser tant d’inconnu(e)s m’émerveille encore ? Parce que la puissance du web pour gommer les frontières et sans cesse créér de nouvelles toiles me séduit toujours ?  Toc-toc, qui est là ? Le web est encore magique.  Écrire m’aide à me connaître et à connaître les autres.  Comme un passage, une station, un transit vers autre chose ? Peut-être. Sûrement.

Et puis quand écrire n’est pas ton métier, il y a bien sûr d’autres fers à battre… Reste que bien égoïstement, et pour un bon bout de temps, je sentirai avec regret qu’il manque quelques personnes à table.

Au revoir Caroline à Londres.  Au revoir Blue. Snif…
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