Il y a en a qui ont un courrier du genou, dans la Terre de Chez-nous il y avait la page de Marie-Josée je crois, avec son courrier et toutes sortes d’autres affaires. Certains appelent ça Salmigondis et d’autres encore Pêle-Mêle… bref, une sorte de grand sac de retailles, des bribes de choses-patentes, plus ou moins appareillées, pas plus que le coq et l’âne. Des petits sujets “semi-boeufs”, tiens, qui ne deviendront jamais assez gros ou qui aujourd’hui sont trop embryonnaires pour qu’on en parle longtemps.
Bref, comme dit mon père: des brimbales. Alors nous aurons une “Chronique de brimbales”.
Bloody Brits !
Vous le saviez, nos amis les britanniques utilisent le mot blood à toutes les… sauces. (Yark!*)
Évidemment, bloody est de loin la forme la plus utilisée. Les anglais de sortent rien des églises. En comparaison des apparâts et accessoires de chanoines, en tant que juron clair et figure rythmique d’une grande utilité, bloody fait entièrement l’affaire !!!
- On est surpris ou heureux de vous voir: “Bloody hell, where have you been ?!?”
- Spencer trouve que c’est beau en c… ou bien fait en t… ? Il dira: “This is bloody brilliant !” (ou son contraire, “bloody ghastly“).
D’habitude, c’est au coin d’une bière que le québécois s’ouvre aux confidences intimes, avec tout le piquant nécessaire. Au pub, ça donnera à peu près ceci:
- “Will this bird give me credit for what I did for her ? Not bloody likely !”
Pour faire changement: substituer bleeding à bloody.
- “Abso-bloody-lutely the same !” Une autre forme de punchline.
Ceci dit: Don’t be daft (stupide), laissez bloody aux blokes. De quoi ont l’air les étrangers qui se mettent à sacrer comme nous les Québécois ? Hummm?
______
*Bloody viendrait de la déformation de “By your Lady”, une expression religieuse du Moyen-Âge et n’aurait donc rien de sanguinolent…
Pause commerciale-ménagère
Depuis que je suis ici, j’ai fait l’essai et découvert LE produit qui fait tout-tout-tout, nettoie tout, lustre à la perfection, sans stries, ni effet poudre, “squeeky clean“, avec un parfum doux, frais et inoffensif en prime. Et j’ai nommé: Ecover, le liquide à vaisselle (”wash-up liquid”). Je vous le dis, c’est incroyable ce que ce produit écologique –qui soit dit en passant n’est aucunement plus cher que le Persil ou le toute autre marque sur les tablettes, me sauve en temps et frustrations. Sans compter le sentiment exaltant d’accumuler des air miles vers le paradis sans escale, vu que le produit est irréprochable environnementalement parlant.
Incroyable non, comme le bonheur est fait de petites choses…
Vivre son huile d’olive
Samedi dernier, j’ai eu mon premier cours de cuisine et langue italiennes, nouveau concept d’apprentissage
mis au point pour notre plus grand plaisir par Stefania, ma géniale professeure.
Vivere l’italiano ! , rien de
moins. Premier constat, après avoir vu Stefano, chef mi-italien, mi-british, à l’oeuvre: Il ne faudra plus se surprendre que la sauce ne “colle” pas aux pâtes si on ne l’a pas au préalable bien arrosée -et je souligne bien arrosée- d’huile d’olive. Glou-glou la bouteille d’huile d’olive extra-vierge pendant que Stefano nous racontait comme ça, son dernier séjour en Toscane !! L’histoire était finie et il vidait encore ! J’exagère à peine. Il ne s’agit pas d’en mettre un peu, il faut y aller généreusement, sans peur ni retenue. Les kilos, on regarde ça un autre jour ! Et on vous obtient un de ces pesto velouté, assez pour appeler sa mère.
Mamma mia, che buon’ !!!
Chez Mia, auberge de jeunesse
Fin mai, Grande Poulette (la grande soeur de petite Poulette) s’en vient nous visiter pour l’été accompagnée de son prince charmant, Foot-bolle, une espèce d’hybride champion de soccer et brillant garnement, que j’adore. Fin juillet, c’est petite Poulette qui revient, accompagnée pour deux semaines de petite amie Primula, québécoise fleur printannière d’une douceur rare. 875-Allô les hormones.
J’ai hâte et je les adore. Ça fait rien, ça va être du sport pareil. Six dont 4 ados dans un 5 et demi. Vous souvenez de ma laveuse-essoreuse-sécheuse intégrée ? Jeans de carton, c’est par ici !
Mais qu’est-ce que je vais leur faire à manger ????
Tony Blair, prince sortant
Aujourd’hui Tony Blair, premier ministre du Royaume-Uni, a officialisé sa démission. Plus que 7 semaines et il sera définitivement à l’abri des tirs de tous ceux qui voulaient sa peau pour ses mauvais coups. L’Irak

entre autres. (Bénin, ça-là, tout à fait bénin…)
Photo (Chris Harris/The Times)
D’ici la fin, on tentera de mettre en relief la liste de ses contributions historiques: nouvelle approche de l’aide à l’Afrique, consolidation de la paix en Irlande (on a coché sur la liste cette semaine en fait), essor économique indiscutable de l’Angleterre…
Tout ça est vrai et aujourd’hui on s’émeut tout de même de son imminent départ. Il y a 10 ans, il était jeune, “beau”, charismatiqe et disait-on, Blair apportait une brise d’air frais. Aujourd’hui on ne sait plus. Il s’est planté avec l’Irak, avec la santé, avec l’intégration des immigrants. On dit que plus tard, l’histoire dira s’il a eu raison ou non.
On dit aussi que Blair a été le premier premier ministre britannique à se comporter comme une célébrité (et on sait à quel point les Brits adorent suivre le jeu des stars). Blair -le Clinton de l’Europe- orchestrait ses sorties publiques et “livrait” comme nul autre avant lui la marchandise lors de ses discours.
Le problème est le même ici comme ailleurs. Si on regarde autour et derrière Blair, on souffre du manque de leaders-rassembleurs. Et très certainement de candidats de sa trempe question charisme et abilité à communiquer. À suivre.