Mia en transit

Entries categorized as ‘Humeurs’

J’écris plus, j’travaille !

15 juillet, 2007 · 11 commentaires

Un de ces quatre, j’avais la “grattelle” j’imagine, j’ai cliqué sur “Send” avec mon CV attaché. Je n’avais pas précisément envie de me jeter sur le marché du travail anglais. L’économie tourne déjà assez fort sans ma contribution, merci bien.

C’était juste pour voir, brasser l’air, l’exercice. Comme pour un exercice de feu.

Chanceuse comme toujours, ils m’ont appelée. Et y’avait le feu. Entrevue le lendemain et embauche après 4 épreuves de haute-voltige en service à la clientèle. Et je m’arrête là. Le reste est confidentiel. Par contrat.  

(Big Brother me regarde et vous regarde me lire. Ça n’a plus de “boutte”. C’est Londres. Disons que je travaille maintenant au service d’un grand magasin londonien et que tout ce qui s’y passe est top motus et bouche cousue.)

J’avais toujours eu envie de détail. Le commerce. Pour changer du B2B, ma “game” jusqu’à maintenant. Pour le contact personnel, humain, dans sa plus quotidienne expression, “off-guard“: la consommation. L’ampleur de la consommation des biens de la terre.

On veut pas le sawère, on veut le wère!

Je voulais savoir. Qu’est-ce que ça fait, bon-yeu, de dépenser des milliers de pounds, comme ça, en r’gardant déjà ailleurs ? Et qu’est-ce qu’il y a donc sous le foulard de cette beauté musulmane ?

Vu que j’adore Dior et que je le vaux bien plus que de L’Oréal, qui de moi cela fait-il ? Une “beigne” à la Crème de la Mer ? Une bouffeuse de La Prairie ? Peau de vache ?

Et celle-là, au bras de son Homme, sur le bord de claquer son Louboutin (on voit bien, c’est déjà rouge sang dessous, la semelle) à force de se balancer le popotin emballé Dana Buchman, taille 46 ? Que se passe-t-il derrière la brume de sa monture D&G, modèle DG4185 ?

(more…)

Catégories : Angleterre · Big Brother · Expat · Humains · Humeurs · Londres

Des épices au balcon

29 juin, 2007 · 2 commentaires

The Spice Girls in 1997 - © Neil Munns/PA Archive/PA Photos

Posh, Mel B, Mel C, Baby et Ginger… les 5 girly-girls, sensationnelles monitirices de showbiz pour fillettes, celles-là mêmes qui ont succédé à Barney, Passe-Carreau et Belle (la belle de la bête) et initié quantité de rejetonnes aux joies de la danse et autres jeux de grand charme sur tapis de salon… sont de retour !!

Auront-elles toujours la même “fraîcheur” ? Ça va être quoi le message ? L’amitié féminine transcende tout, vive les épices ?

Catégories : Angleterre · Culture · Humeurs · Londres · Musique

Pourquoi. That is the question.

30 mai, 2007 · 6 commentaires

Je ne sais pas si ce sont les coups de barre dans toutes les directions que donne la météo ces jours-ci. Ou si le raz-de-marée des idées neuves, phénomène naturel au printemps, s’est soudain ravisé pour revenir déguisé en ras-le-bol (s’cusez l’esprit de bottine), mais il y a péril en la blogosphère !

Ces jours-ci je vogue d’un blogue favori à l’autre et quasi toutes –ben oui, presque toutes des filles– ont des doutes. Certaines ont même carrément décidé de larguer leurs claviers et de déposer la lourde chape qu’est devenu le sentiment de responsabilité envers leurs lecteurs-lectrices.

Bloguer n’est pas qu’exaltant, intéressant, surprenant, calmant, réjouissant et parfois même, thérapeutique pour sa blogueuse. Bloguer est exigeant.

Ça demande une certaine loyauté à une forme, une façon d’être, une régularité.  Tu ne peux quitter la scène sans qu’on s’inquiète. Et tu t’inquiètes aussi quand un/une favori/te ne répond plus depuis un moment. Et d’être assidûe, loyale envers une sorte d’idéal commun, de ton, de langage, tout mouvants qu’il soient, a quelque chose de contraignant à la longue, faut bien l’admettre. 

Encore plus quand on ne peut mettre de visage à ceux qui peuplent les coulisses, dans la section commentaires. L’écrit pour autant qu’il permet de repérer et d’ancrer les atomes crochus, présente éventuellement ses limites. On finit inmanquablement par se répéter et les relations par manque de substance, s’usent. Et on finit par voir du vide par endroit.

Alors il faut fermer tous les boutons pour laisser au désir la chance de revenir.  Ça prend de l’espace, de l’oxygène, comme pour une flamme. C’est délicat, fragile, tout ça.  Mais nécessaire.

Je blogue et pourquoi le fais-je. Hmmm… Parce que de croiser tant d’inconnu(e)s m’émerveille encore ? Parce que la puissance du web pour gommer les frontières et sans cesse créér de nouvelles toiles me séduit toujours ?  Toc-toc, qui est là ? Le web est encore magique.  Écrire m’aide à me connaître et à connaître les autres.  Comme un passage, une station, un transit vers autre chose ? Peut-être. Sûrement.

Et puis quand écrire n’est pas ton métier, il y a bien sûr d’autres fers à battre… Reste que bien égoïstement, et pour un bon bout de temps, je sentirai avec regret qu’il manque quelques personnes à table.

Au revoir Caroline à Londres.  Au revoir Blue. Snif…
carolines-last-message.jpg

Catégories : Blogging in the rain · Humains · Humeurs